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Les 14 talents que cultivent les meilleurs responsables recrutement

juillet 12, 2019

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Les 14 talents que cultivent les meilleurs responsables recrutement

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D’après le proverbe, “Il est facile de recruter mille soldats, mais il est difficile de trouver un général.

Commercial, manager, comptable, technicien, consultant… Les responsables recrutement savent attirer les experts dans chacun des domaines d’activité de leur entreprise. 

Mais qui sait comment recruter un responsable recrutement ? Ce métier aux multiples facettes, qui évolue rapidement avec la digitalisation des RH, est devenu le fer de lance de la stratégie d’acquisition de talents.

Une responsabilité au coeur de l’équipe RH

Responsable ou chargé de recrutement, consultant en recrutement, assistant RH… L’intitulé change, la vocation reste la même.

Les missions du responsable recrutement

Rattaché à la Direction des Ressources Humaines, le chargé de recrutement définit et applique la stratégie de recrutement. Ses rôles sont les suivants :

  • Imaginer et créer les conditions de l’expérience candidat proposée par l’entreprise.
  • Construire et entretenir les canaux de sourcing privilégiés par l’entreprise – lesquels incluent généralement la mobilité interne.
  • Identifier les besoins en ressources humaines des équipes ; et élabore les fiches de poste ainsi que les personas candidat correspondantes.
  • Gérer les campagnes de recrutement, de la diffusion des offres à l’organisation logistique, en passant par le tri des candidatures et la présélection des candidats.
  • Mener les entretiens d’embauche et les échanges avec les candidats.
  • Et, bien sûr, piloter les discussions et finalise la décision d’embauche.

NB : Les équipes opérationnelles s’impliquent dans le recrutement, au niveau du sourcing par cooptation, l’identification des besoins, les entretiens d’embauche… La personne responsable du recrutement devient logiquement l’agent d’organisation du recrutement collaboratif

Le recrutement, un travail d’équipe

Attention à ne pas perdre de vue la mission de base du métier : satisfaire les besoins en ressources humaines de court terme exprimés par les équipes opérationnelles. On en déduit qu’un chargé de recrutement n’est pas un :

  • Responsable de la formation. Certes, les responsables recrutement prennent en considération la mobilité interne comme canal de recrutement. Mais ils ne sont pas en charge des missions de suivi et de développement des compétences au long de la carrière des collaborateurs existants.
  • Responsable de la communication, ou encore des relations avec les écoles. De par sa nature transversale, le marketing RH est pris en charge par la Direction Marketing, par la DRH, ou encore par une équipe mixte. Les recruteurs gèrent les campagnes de recrutement et de l’expérience candidat. Mais d’autres experts RH se chargent de la gestion de la marque employeur et de l’expérience collaborateur.
  • Auditeur de la performance RH. La DRH confie souvent cette mission délicate à un autre membre de l’équipe, qui délivrera un feedback constructif au chargé de recrutement.

Néanmoins, la plupart de ces missions recoupent une partie de celles du responsable de recrutement. Certaines entreprises n’hésitent d’ailleurs pas à faire endosser une ou plusieurs d’entre elles à leurs responsables recrutement. Ceux-ci finissent par se retrouver chargés d’une liste de tâches intenable ! On ne saurait s’étonner que 60 % des responsables recrutement déclarent se sentir “dépassés” par l’ampleur de leurs responsabilités.

Du responsable recrutement au manager de l’acquisition de talents

La Direction des RH a pris en charge la transformation digitale de la plupart des entreprises. Concentrée sur les besoins métier, elle a un peu négligé les siens ; au point d’être longtemps restée l’un des départements les moins bien équipés en outils digitaux. 

Heureusement, les temps changent ! La HR Tech transforme le processus de recrutement. Les ATS (Applicant Tracking Systems) automatisent les tâches les plus chronophages du poste de chargé de recrutement :

Est-ce à dire que l’on peut désormais se passer des responsables recrutement ? Certainement pas ! Ses qualités personnelles et son sens de la gestion d’équipe font la performance d’un chargé de recrutement. L’ATS le libère de missions rébarbatives, et lui permet de se concentrer le coeur de sa valeur ajoutée : la personnalisation de la relation candidat.

L’essor du marketing RH a transformé le champ d’action, et jusqu’à l’essence du poste de responsable recrutement. Pendant longtemps, son objectif se limitait à répondre aux besoins en ressources humaines de l’entreprise. Une tâche complexe, certes, mais sans véritable profondeur stratégique autre que son impact sur la construction de l’équipe.

Faire la différence entre recrutement et acquisition de talents

Grâce à l’automatisation que rendent possible les ATS, les responsables recrutement montent en puissance. L’acquisition de talents se distingue du recrutement en 6 points :

  • Gestion de l’ensemble de la marque employeur – et donc de l’expérience collaborateur comme de l’expérience candidat ;
  • Développement du réseau de l’entreprise : au-delà du sourcing, l’acquisition de talents fluidifie le travail en faisant appel à des experts free-lance, et développe des partenariats qui impactent autant le métier que les ressources humaines ;
  • Mise sous contrôle du pipeline de candidats – l’intégration est lancée immédiatement après la décision d’embauche, et les talents à haut potentiel intègrent un cycle de candidate nurturing ;
  • Compliance légale, notamment à la lumière d’évolutions législatives comme le RGPD qui impactent directement le recrutement ;
  • Analyse de la performance du recrutement en lien avec les équipes opérationnelles – avec ajustements rapides des prochaines campagnes ;
  • Et surtout, l’adoption d’une méthode de recrutement data driven qui objective les décisions.

Les entreprises ont donc tout à gagner à recruter un responsable de l’acquisition de talent – ou talent acquisition manager. L’automatisation rendue possible par la HR Tech rend possible la multiplication et la complexification des missions. Cet intitulé de poste actualisé prend la mesure du potentiel professionnel de l’assistant RH, et lui ouvre la voie vers un rôle de business partner au sein de l’entreprise. 

Le responsable recrutement 2.0 a donc pour mission de repérer et d’attirer les talents. Cette vision doit prévaloir lors de sa propre embauche ! 

Un certain nombre de qualités et de compétences vont devenir indispensables aux responsables recrutement pour relever le défi de l’acquisition de talents. L’équipe RH doit s’assurer que les collaborateurs qui la rejoignent disposent des talents nécessaires à cette évolution professionnelle ambitieuse.

La persona candidat du responsable recrutement en 14 talents essentiels 

Comment recruter un collaborateur qui saura se montrer à la hauteur de l’acquisition de talents ? La persona candidat idéale repose sur 7 hard skills, 7 soft skills, et une méthodologie de recrutement à toute épreuve. 

7 hard skills indispensables aux responsables recrutement

Construire sa carrière sur un diplôme de qualité

Cela devrait être un réflexe pour un recruteur. Mais le mythe de “l’instinct du recrutement” est passé par là. Enonçons donc l’évidence : le recrutement est un métier qui s’apprend. Une formation supérieure en Ressources Humaines est un prérequis indispensable.

Bénéficier d’une expérience formatrice sur le terrain

Une expérience formatrice complète la capacité du recruteur à comprendre son métier, ainsi que ceux pour lesquels il recrute. 

Cultiver des compétences transverses

Un certain nombre de compétences transverses seront utiles au responsable recrutement dans ses propres missions. Le marketing RH, par exemple, a pris son essor grâce à une meilleure compréhension de ce qu’un état d’esprit commercial pouvait apporter au recrutement :

  • une meilleure compréhension du marché du travail ;
  • des techniques pour attirer et convaincre les talents ;
  • de nouveaux canaux de sourcing ;
  • des techniques de négociations…

Parler anglais

Au-delà des enjeux du recrutement international, il n’aura échappé à personne que les débats qui agitent le milieu du recrutement restent largement anglophones. Une bonne maîtrise de l’anglais enrichit la vision métier des responsables recrutement.

Maîtriser la HR Tech 

Toujours dans un objectif de literacy métier, la maîtrise des outils digitaux donne aux responsables recrutement les moyens d’attirer les talents. La HR Tech fournit des outils métier de pointe aux experts RH – à condition qu’ils sachent s’en servir. 

Par ailleurs, la maîtrise des réseaux sociaux ouvre la voie à de nouveaux canaux de recrutement en ligne.

Objectiver la gestion des tâches opérationnelles 

La productivité est un talent qui se cultive. Les experts RH jonglent avec de multiples tâches opérationnelles, assorties de deadlines pressantes. Un seul responsable peut être en charge de 2 à 6 campagnes de recrutement simultanées ! Pour atteindre ses objectifs, il doit veiller à :

  • se fixer des objectifs SMART (en anglais : specific, measurable, achievable, relevant, and time-based) ;
  • prioriser ses missions, 
  • respecter son emploi du temps quitte à couper court à une tâche qui se prolonge, 
  • et à aider ses multiples interlocuteurs à respecter les mêmes exigences.

Cette dernière mission consiste notamment à gérer les attentes raisonnables de chacun, en les explicitant au plus tôt dans le processus et en les rappelant régulièrement en cours de route.

Suivre et piloter la performance

La HR Tech facilite le pilotage du recrutement sur le court et long terme. Mais seuls les responsables recrutement peuvent utiliser les statistiques de performance pour améliorer les prochaines campagnes. 

Il ne s’agit d’ailleurs pas que de chiffres. Les équipes opérationnelles et les candidats – y compris ceux qui ont été éliminés – ont un feedback d’une grande valeur à délivrer sur les processus de recrutement, que les meilleurs responsables recrutement ne manqueront pas de recueillir et d’exploiter. 

7 soft skills indispensables aux responsables recrutement

Savoir communiquer

Avec des candidats, des managers internes, des experts métier, des collaborateurs, des blogueurs. En face à face, au téléphone, par e-mail, sur les réseaux sociaux, ou par document officiel interposé. Le recrutement est un métier de communication, et la maîtrise des canaux ne remplace pas la capacité à trouver les mots justes pour chaque cible.

Construire des réseaux et des relations interpersonnelles

La digitalisation du recrutement a boosté les réseaux des entreprises. Il ne s’agit plus seulement de sourcing linéaire. Les qualités interpersonnelles des recruteurs, la qualité de l’inbound recruiting qu’ils ont mis en place, et leur capacité à identifier des terrains d’entente avec leurs interlocuteurs attirent des candidats passifs voire des partenaires métier. 

Etre à l’écoute de son interlocuteur

Pas d’identification des talents sans qualités d’écoute. Qu’il s’agisse de comprendre les besoins métier ou de détecter le potentiel du candidat, les responsables recrutement doivent développer leur capacité à analyse le discours de multiples parties prenantes.  Des questionnaires data driven peuvent les aider à guider et à objectiver les entretiens.

Cette mission exige également de la patience, de l’empathie, et une attention particulière au langage corporel des interlocuteurs.

Se montrer résilient

L’immense majorité des annonces de recrutement listent “la résistance à la pression”, “la capacité d’adaptation”, “les qualités analytiques”, ou encore “une organisation rigoureuse” comme des éléments essentiels de la persona candidat. Mais les experts RH connaissent leur importance pour un profil de responsable recrutement. La fiabilité qui en découle facilite les relations interpersonnelles qui font le succès des recruteurs. 

Avoir confiance en soi

Les responsables recrutement doivent prendre des décisions difficiles, sur lesquelles pèsent de lourdes attentes politiques. Il leur faut une bonne dose de confiance en soi !

Sans chercher à maîtriser tous les métiers, les recruteurs novices doivent commencer par valoriser leur propre expertise RH. Des méthodes de décision data driven les aideront à assurer leurs décisions, et à les expliquer aux autres parties prenantes du recrutement. 

Porter la vision de l’entreprise

Voilà une affirmation qui semble un peu vague, même pour un soft skill.Pourtant, tous les profils n’ont pas la capacité à s’abstraire de leurs tâches opérationnelles. 

Pour attirer les talents, les responsables recrutement doivent non seulement comprendre mais aussi construire la culture d’entreprise. Ils préparent le développement de l’entreprise via une démarche bottom-up ! Leurs discours et décisions quotidiens aident leurs collaborateurs à se projeter dans la vision métier de l’entreprise. 

Poursuivre une auto-formation assidue

Formations en ligne, veille HR Tech…  Les meilleurs responsables recrutement mettent leur curiosité naturelle et leurs capacités d’apprentissage au profit de leur carrière. Face à l’évolution rapide de leur métier, ils savent identifier et améliorer leurs points faibles. 

L’acquisition de recrutement data driven

Toutes ces qualités sont nécessaires, mais insuffisantes à construire un profil de responsable recrutement qui tienne la route. 

L’acquisition de talent data driven offre aux experts RH une méthodologie pour objectiver leurs décisions. Plus transparent et plus performant, le recrutement data driven se décline en guides d’entretien et en critères de sélection qui confortent l’exercice des métiers du recrutement, tout en construisant l’expérience professionnelle des responsables.

 

Spécialiste de la transformation digitale, Gwladys Galloy jongle avec les équipes et les techniques de recrutement. Qu'il s'agisse de repérer de jeunes talents, de négocier avec des candidats seniors, ou de motiver vos équipes, elle partage avec vous le meilleur du recrutement 2.0 .
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